Traversée de l’Ouzbékistan

De Samarcande à Khiva, sur les traces d’un des plus grands voyages de l’humanité.

Il y a un secret qui se cache derrière le bleu des mosquées. Sur une terre aussi sèche et reculée des océans, c'est pourtant cet azur qui éclate et semble se fondre sur chaque ton que les heures changent au ciel. Les hauts minarets nous parlent de l’infini, et contrastent avec le relief du désert. Lorsqu’on les observe, ils semblent continuer de grandir lentement.

Un vent brulant caresse l'horizon. Le mercure frôle les 45 degrés. Durant l'été ouzbek, il ne pleut presque jamais. L'herbe et les feuilles tournent alors d'un jaune éteint et les riches couleurs de la culture perse prennent vie. Tout est retenu dans les détails. Qu'il s'agisse de textile, de bois, de peinture ou d'argile, on peut s'attarder d'un œil nerveux aux détails surprenant de chaque chef-d'œuvre.

C'est à bord de trains soviets que le théâtre du passé prend place. De Samarcande à Bukhara, ou bien jusqu'au bord de la frontière turkmène dans l'ancienne forteresse de Khiva, l'histoire nous raconte les temps d'il y a 2500 ans. On y suit une céramique aussi vieille que Rome. Ce sont ces oasis où venaient s'arrêter caravaniers et leurs chameaux après plusieurs mois sur le plus haut plateau du monde. C’est cet héritage, un ancien sentier caravane, que continuent de fouler les voyageurs aujourd’hui.

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